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Le métier de garde du corps : missions et formation

Le métier de garde du corps : missions et formation

Le garde du corps, ou agent de protection physique des personnes, assure la sécurité d'une personne exposée à un risque. En France, c'est une activité de sécurité privée réglementée : elle exige une formation qualifiante et une carte professionnelle délivrée par le CNAPS.

Protéger une personne

Le garde du corps, appelé en France agent de protection physique des personnes, assure la sécurité d'une personnalité, d'un dirigeant ou d'un particulier exposé. Sa mission commence bien avant les déplacements : repérage des lieux, des itinéraires et des risques.

Le quotidien est fait de préparation : étude du programme de la personne protégée, reconnaissance des sites, choix des trajets principaux et de secours, liaison avec les organisateurs d'un événement ou le personnel d'un hôtel. Le jour même, l'agent se place de façon à voir venir les menaces, garde une issue de repli en tête et adapte son dispositif à l'environnement, foule, espace fermé ou véhicule.

Un métier réglementé

Comme les autres activités de sécurité privée, la protection rapprochée exige une carte professionnelle délivrée par le CNAPS, obtenue après une formation qualifiante et une enquête de moralité.

Le cadre est fixé par le Code de la sécurité intérieure, qui encadre l'ensemble des activités privées de sécurité. L'entreprise qui emploie l'agent doit elle-même détenir une autorisation d'exercer, et l'agent ne peut travailler qu'avec une carte en cours de validité, à renouveler périodiquement après une formation de maintien des compétences. Le port d'une arme reste strictement encadré et n'a rien d'automatique : la plupart des missions s'effectuent sans arme.

La formation

La voie d'accès passe par une formation spécifique à la protection physique des personnes, dispensée par des organismes eux-mêmes autorisés. Elle couvre le cadre juridique, les techniques de protection rapprochée, la conduite d'escorte, les premiers secours et la gestion des situations conflictuelles. Beaucoup de professionnels arrivent dans le métier après une première expérience dans la sécurité privée, les forces de l'ordre ou l'armée, mais cette expérience ne dispense pas des obligations de formation et de carte.

Les qualités attendues

Discrétion, sang-froid, condition physique, capacité d'anticipation et connaissance des premiers secours : l'essentiel du travail consiste à éviter l'incident plutôt qu'à y répondre.

La discrétion porte aussi sur la vie privée de la personne protégée : ce que l'agent voit et entend dans le cadre de sa mission n'a pas à sortir du cercle professionnel. La maîtrise d'une langue étrangère, la conduite défensive et l'aisance relationnelle font souvent la différence pour les missions à l'international ou auprès de clients d'affaires.

Les conditions de travail

Horaires irréguliers, longues heures d'attente, déplacements fréquents et disponibilité de dernière minute : la protection rapprochée s'accommode mal d'un emploi du temps fixe. Les missions vont de quelques heures pour un événement à des affectations longues auprès d'un même client. Une partie des agents travaille comme salariés d'une société de sécurité, d'autres exercent à leur compte, avec les mêmes obligations d'autorisation.

Les démarches pour se lancer

La première étape est l'autorisation préalable d'accès à la formation, puis la demande de carte une fois le diplôme obtenu. Ces démarches sont expliquées sur la page consacrée à la carte professionnelle de la sécurité privée et au rôle du CNAPS. Pour proposer ses services, un candidat peut aussi déposer une demande d'emploi dans la sécurité privée.

Un métier voisin

L'enquête et la recherche d'informations relèvent d'une autre profession réglementée : voir le métier de détective privé.

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