La sécurité privée en France rassemble des entreprises qui protègent des biens et des personnes pour le compte de clients publics et privés : gardiennage, sécurité événementielle, protection rapprochée, télésurveillance, transport de fonds, sécurité incendie. Le secteur est réglementé et contrôlé par le CNAPS, qui autorise les entreprises et les agents.
Un secteur aux métiers variés
La sécurité privée regroupe le gardiennage et la surveillance humaine, la sécurité événementielle, la protection rapprochée, la télésurveillance, le transport de fonds et la sécurité incendie.
Ces métiers n'ont ni les mêmes contraintes ni les mêmes formations. Le gardiennage assure une présence sur un site, la télésurveillance traite à distance les alarmes et les images, le transport de fonds obéit à des règles propres de sûreté. La recherche privée, exercée par les détectives, appartient au même cadre légal, avec ses autorisations spécifiques.
Les clients
Entreprises, commerces, sites industriels, collectivités, organisateurs d'événements et particuliers pour la télésurveillance de leur logement.
Les commerces représentent une part importante de l'activité, avec la prévention des vols et l'accueil, comme le montre la fiche sur l'agent de sécurité en magasin. Les donneurs d'ordre publics passent par des marchés soumis à mise en concurrence, ce qui rend la rédaction du cahier des charges décisive, sujet traité dans la page sur les appels d'offres de la sécurité privée.
Un cadre réglementé
Les entreprises et leurs agents doivent être autorisés par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), qui délivre les autorisations et cartes professionnelles et contrôle le secteur.
Les règles applicables figurent dans le livre VI du Code de la sécurité intérieure, qui encadre l'accès à la profession, les conditions de moralité et les missions autorisées. Les agents privés n'ont pas les pouvoirs de la police : ils surveillent, préviennent et alertent, et ne peuvent retenir une personne prise en flagrant délit que le temps de la remettre aux forces de l'ordre. Le recours à la sous-traitance est lui aussi encadré, pour éviter les chaînes de prestataires où personne ne contrôle plus rien ; la page sur la sous-traitance dans la sécurité privée en présente les règles.
La formation
L'accès aux métiers passe par des formations certifiantes ; certaines spécialités, comme la protection rapprochée ou la sécurité incendie, demandent des qualifications spécifiques.
Les dirigeants d'entreprise de sécurité doivent eux aussi justifier d'une qualification et obtenir un agrément, distinct de la carte des agents. Le métier de garde du corps, très encadré, est présenté sur la page pour devenir garde du corps en France.
Les évolutions
Les technologies (vidéoprotection, contrôle d'accès, détection) se combinent de plus en plus à la présence humaine.
Les grands événements sportifs et culturels, la sécurisation des espaces publics et la demande des commerces poussent le secteur à recruter et à former. Les entreprises doivent aussi composer avec des difficultés de recrutement et une forte rotation du personnel, qui pèsent sur la qualité de service. Pour un client, la capacité d'un prestataire à fidéliser et former ses agents devient un critère de choix aussi important que le prix.
Les chiffres du secteur
Les données d'emploi et d'activité sont publiées par les organismes publics et les organisations professionnelles, à consulter pour des chiffres à jour.















